Govrache
Apagogie (nom féminin) : raisonnement par l’absurde.
Après son double album « Des murmures et des cris », récompensé par le Grand Prix de l’Académie Charles Cros, Govrache revient avec un nouvel opus : APAGOGIE.
Écrit pendant les deux confinements, cet album témoigne du monde qui nous entoure, mettant l’accent sur l’absurdité qui rythme nos vies. Govrache est un artiste rare, aussi sensible que percutant : sa poésie est moderne et son interprétation juste, sincère, incarnée. Le propos est précis, les textes ciselés. Accompagné par un contrebassiste, un pianiste et un beatmaker, Govrache propose un spectacle aussi musical que poétique, oscillant entre slam et hip-hop.
Pour résumer, qu’il slame le beau ou qu’il scande l’absurde, qu’il utilise l’uppercut ou la caresse, Govrache saura toucher votre âme et remuer vos tripes. Quoi qu’il arrive, vous ne ressortirez pas indifférent de ce concert !
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BIO
L’inversion syllabique du patronyme de l’artiste n’aura échappé à personne, et aura même vite fait d’attiser la curiosité. Bonne idée, car le fond derrière la forme s’avère particulièrement galvanisant. Redoutable jongleur de mots, Govrache, ex guitariste de jazz manouche aux textes corrosifs juste ce qu’il faut, a fait une rencontre primordiale en 2008, de celles qui vous font prendre des chemins de traverse : Gaël Faye fut pour lui un révélateur. « J’ai probablement pris ma plus grosse claque artistique, juste avec des mots. Ça a été une révélation et j’ai commencé à écrire et participer à des soirées slam. »
Encore une bonne idée… car de la chanson au slam, Govrache a trouvé ses marques, taillé ses textes dans le granit, parfois dans la soie aussi. ΛPΛGOGIE, terme utilisé pour définir un raisonnement par l’absurde, succède à Des Murmures et des Cris, que l’Académie Charles Cros avait justement récompensé en lui décernant son Grand Prix. Après un morceau d’ouverture qui convoque des chœurs soul sur une mélodie chaloupée qui fleure bon le jazz saupoudré de funk, le ton est donné : Govrache cisaille les mots, triture les vers, multiplie les sens avec en toile de fond, justement, une anti- apagogie totale, précise, argumentée.
« On a compris », morceau urgent, au gimmick entêtant, exalte un flow qui n’est pas sans rappeler celui de Kery Jame, « Ma France » dresse le portrait d’un « pays schizophrène » aussi formidable que détestable, avec en filigrane, tout le long du texte, l’émotion de quelqu’un qui ne veut pas abandonner l’amour de son pays malgré tous ses travers. « Black Friday » esquisse le portrait sans concession d’un consumérisme aveugle, absurde, vide de sens. Quant au riff rock de « Saigneur en paillettes » qui rappelle le post punk français des années 1990 façon Silmarils ou No One is Innocent, il impose un Govrache au propos puissant, porté par des arrangements denses.
Des effluves de la crise sanitaire et de ses absurdités générées par l’urgence (« Non essentiel ») à l’hommage d’un slameur à la poésie (« Le dormeur du râle »), Govrache déploie son univers par le prisme de son don d’observation, avant de refermer cet album de dix tranches de vie avec le poignant « Tant que tu vis sous mon toît », ritournelle crève-coeur sur la paternité, l’intolérance et la violence ; et le temps qui file entre les doigts, magnifié ici par un piano mélancolique.
Enregistré durant les confinements, ΛPΛGOGIE a été pour Govrache l’occasion de changer de processus créatif, comme pour faire bouger les lignes parfois trop confortables. Il a, une fois n’est pas coutume, préféré écrire les textes sur la musique déjà composée d’Adrien Daoud à la contrebasse, Antoine Delprat aux claviers et Guillaume Sené (Beat/sample). Décidément encore une bonne idée : cette « contrainte » n’a en rien atténué l’élan créatif du slameur.
Au final, ce nouvel album s’apparente à une prise de vue panoramique très fine du monde actuel. Alors Govrache, artiste engagé ? C’est plus compliqué que ça, et surtout plus humble et sage : « Je ne vois pas ça comme de l’engagement, mais plutôt comme le témoignage d’un état d’acceptation de l’inacceptable : accepter raisonnablement le déraisonnable ». ΛPΛGOGIE est d’ailleurs fait de ce bois-là : l’album absorbe les émotions, ne les rejette pas, et tend au contraire à les sublimer.
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TRADER live @ La Cigale / Mars 2019
Govrache au festival d’Avignon du 5 au 28 juillet 2019 Théâtre de l’arrache coeur / Talents ADAMI « on y chante »
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